Les notes

Publié le par Matt

Ah, c'est mon grand retour!
J'ai beau ne pas être vraiment disponible, je devrais être derrière mon bureau, mais ça fait trop longtemps que ces idées trottent dans ma tête, on va voir si j'arrive à m'exposer comme il faut pour bien me faire comprendre!

Oui, je parle aujourd'hui des notes.

Nous assistons aujourd'hui à un scandal gouvernemental. Nos dirigeants ont décidé de se faire noter... Que penser de cela? Mais ya tout à penser! Si notre gouvernement se met à noter ses ministres, alors le travail de mes prof didacticiens est complètement tué! Oui, en didactique des langues, et notament dans l'évaluation des langues, nous rejetons la notation. Aujourd'hui, on voit de plus en plus de professeurs qui cherchent à arrêter de mettre des notes à observer les acquis d'autres manières toutes aussi efficaces.
En France, l'évaluation que nos écoliers connaissent est une évaluation soustractive. On sanctionne une erreur. On la diabolise, il faut l'éradiquer, comme des poux sur la tête! Cette théorie est complètement à l'opposé du nécessaire dans tous les apprentissages! Il est bien évident que corriger, en partant de 20, et en retirant des points dès qu'une petite erreur pointe son nez, cela ne montre absolument pas les acquis de l'apprenant, mais plutot les non-acquis! Or, lorsqu'on évalue, on cherche quoi? à observer les acquis pardi!
Il y a encore des gens, dans notre pays, qui mystifient les notes, des parents pour qui il est inconcevable de ne pas avoir de notes pour juger du niveau, et puis la moyenne! Mais la moyenne de quoi bon-sang?

J'ai une jolie métaphore à vous offrir, sur le mythe de l'école, ce qu'il faut combattre et vaincre!
Une classe, c'est comme un ascenseur. Tout le monde monte à l'intérieur ensemble. Le professeur appuie sur les boutons des niveaux scolaires. Il décide où vont tous ses élèves. Ils suivent ce qu'il veut à lettre. Et tout le monde réussit en même temps.

Non, l'école, ce n'est pas ça. C'est loin d'être ça! Tout le monde le sait, il y a toujours des élèves qui sont au top, qui devancent la masse. Et d'autres qui peinent à suivre leurs camarades. On appelle ça la "constante macabre". Celle-ci prévoit qu'une classe d'école est divisée en 3, 1/3 des "bons", 1/3 de "moyens" et 1/3 de "mauvais". C'est terrible pour les profs qui se doivent de toujours respecter cette constante macabre, sous peine d'être regardé de travers lors des conseils de classes ou réunions de parents. Oui, il existe des prof qui sont effrayés par cette constante. Mais celle-ci est bien évidemment artificielle. Les élèves ne peuvent pas être classer ainsi, chacun son rythme.
En fait, le professeur est comme le metal d'une échelle. Les élèves grimpent tout seul, ils trouvent leurs prises. Le prof ne fait pas l'apprentissage, il donne les moyens, l'enseignement est au service de l'apprentissage. L'enseignant donne aux apprenants les outils pour effectuer un bon apprentissage et, dans la mesure du possible, les apprenants s'approprient les contenus des domaines. C'est l'acquisition!
Sur l'échelle, chacun est à son rythme, on ne presse pas les derniers, on ne pousse pas les premiers, chacun avance selon sa volonté et selon sa rapidité.

Noter des ministres, c'est tuer la didactique, tuer la science de l'apprentissage sain, l'apprentissage humain!
Noter des ministres, ça décrédibilise les actions utiles, les ministres ne penseront, au travers des leurs actions, plus qu'à leur tête!
Noter des ministres, ça divise la France, les pro-notes, et les anti-notes.
Noter des ministres, ça me fait détester encore plus ce gouvernement pour qui j'ai voté.

La France a voulu la rupture... et bien c'est fait, nous vivons à présent dans une France bel et bien divisée! Et si seulement notre pays n'était divisé qu'en 2 parties...
J'attends 2012 avec impatience!

Mais en attendant, prenez le temps de regarder votre voisin, demandez vous pourquoi il pense différemment de vous. Ne restons pas bloqués sur nos petites idées bien réconfortantes, sur nos convictions de toujours, sur nos pulsions (parfois assimilables à des pulsions hitlériennes), intéressons nous à tous les horizons, cherchons un meilleur avenir pour notre pays, que ceux qui ont peur de ce qui se passe osent le dire, et que les autres, qui croient dur comme fer avoir raison, et bien qu'ils prennent le temps de se poser et de réfléchir comme d'autres personnes. J'ai envie d'appeler ça notre balance philosophique. Vieux comme le monde, il faut faire la part des choses, peser les avantages et les inconvénients.

Observons les autres points de vue, essayons de comprendre, pour que la démocratie reste aussi belle qu'à ses débuts! Le pouvoir au peuple, pour le peuple!

Publié dans Osef

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