Sociabilité et exclusion

Publié le par Matt

Je viens de relire un article que j'ai écrit le 15 juin 2006, si mes souvenirs sont bons, c'était pendant les épreuves du bac.

Je parlai des sentiments, qu'il fallait trouver un juste milieu entre le fait de montrer trop de sentiment, et de n'en montrer que trop peu...
Et puis, j'ai dit qu'il fallait rester soi-même,  ne pas chercher à heurter ou intéresser qq1 en particulier .

Et bien en relisant cet article, je me rends compte que je suis passé complètement à côté de mes vacances...
Enfin je pense surtout à celles que j'ai passées au large de Concarneau aux glénans sur l'ile de Bananec.
Il y avait des très jolies filles, et une trop forte concurrence avec les autres gars, et, malgré moi, j'ai commencé à vouloir me faire voir, plutôt que de rester moi, j'ai commencé à parler très fort, à faire des blagues pourries à tout-va, bref, à faire mon beau, pour voir si je pouvais intéresser qq1. En fait, j'avais peur qu'aucune de ces jolies filles n'osent me parler, alors je me suis dis qu'il fallait que je trouve un moyen pour qu'elles puissent savoir des choses sur moi. C'est donc comme ça que j'ai commencé à faire ce que je hais le plus, le gars qui fait comme chez lui partout où il va, celui qui 'connait' tout le monde, bref, celui qu'on vient voir dès qu'on a besoin d'un truc...
Au final, je vois bien que je me suis planté, car les seuls contacts que j'ai encore avec des gens des glénans, ce sont 2 types sympas (Kévin qui faisait le même stage que moi mais avec qui je m'étais un peu pris la tête, mais c'était uniquement de ma faute... j'étais pas moi..., et puis Julien, un ptit jeune collégien métaleux et marrant), et puis, pour ce qui est des filles... rien du tout. Le résultat de cette expérience, c'est que j'avais raison, mais entouré de pleins de jeunes gens, (tous plus jeunes que moi, et je m'étais empressé de faire savoir à tout le monde que j'étais le plus vieux stagiaire... forcément 'ça le fait'!) et bien j'ai mal réagi, l'intéraction que j'ai eue n'était pas la bonne, bref, les stagiaires n'ont pas perçu mon image réelle.
Je crois que ce n'est pas la peine d'espérer qu'au fond d'eux, ils se disent qu'ils auraient pu apprendre plus de chacun... Non, pour la jeunesse d'aujourd'hui, dès qu'on se sent bien dans un groupe, on cherche pas à en savoir plus, les gens qui ne s'intègrent pas facilement sont donc vite mis à l'écart, et après, le groupe formé et apparemment ouvert, commence à se refermer, et les interactions avec l'extérieur se font rare, seuls le groupe compte. Ce qui rend difficile l'intégration des exclus, généralement ces gens n'ont pas choisis d'être exclus, alors que le groupe réussira à se convaincre lui même qu'il a fait des efforts, mais qu'en face, l'exclu ne fait rien. Il faut quand même dire que c'est impressionant de voir un groupe, rempli de gens sympa, qui se marrent et tout. L'exclu n'osera jamais lancé une de ses meilleures vannes bien qu'il soit sûr qu'elle fonctionnerait! Le groupe est le seul fautif, le seul responsable des exclus.

Je dois dire que je ne dis pas ça pour rien, je ressens que le petit groupe de gens qui font du suédois avec moi, c'est un peu pareil, je sais que ce sont tous des gens super sympas, qui ont un potentiel blague, et sociabilité énorme (jveux dire, ça se voit bien!). Et bien (non je ne suis pas exclu), ça va être super dur pour moi maintenant de m'installer dans ce groupe, alors que je sais que je pourrais me sentir à l'aise avec eux!
Mais il faut bien comprendre que je n'attends pas d'eux qu'ils viennent me voir les bras ouverts, mais je sais qu'un mot, qu'une proposition de passer du temps avec eux, ça me permettrait de me faire connaitre un peu, de leur montrer qui je suis, et puis, j'apprendrais à les connaitre, et on verrait bien à ce moment là si notre choix (toujours commun) était le bon!

Si vous vous retrouvez dans une des 2 configurations, que vous soyez membre du groupe, ou alors exclu, faites attention aux autres, ne vivez pas renfermé sur vous (votre personne ou votre groupe). Quand un groupe se referme, on ne peut plus parler de sociabilité, c'est absurde, s'il n'y a plus d'interaction avec les autres, l'acte social n'existe plus, c'est une auto-destruction planifiée du groupe (c'est un peu pareil pour la personne seule ou exclue).

'Ensemble, prenons soin de notre prochain, aimons le comme il pourrait nous aimer' parlons lui comme il pourrait nous parler!

on a pas besoin de croire à la Bible, d'être religieux, ou quoi que ce soit pour penser de telle chose.
Quand je parle d'aimer mon prochain, c'est pas pour la reconnaissance de Dieu, c'est simplement parce que je suis humaniste et que je crois en la bonté de l'homme, caractère inné chez tout être humain. Et d'ailleurs, le caractère de base chez tous les hommes, c'est l'Amour!

Publié dans Création

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