Demain dimanche
Un article tardif, oui, demain dimanche, c'est le premier tour des élections présidentielles, je suis la loi, et je ne parle pas, seulement une remarque: c'est bien en ce moment qu'il a fallu le moins écouter les candidats, dernier round avant la bataille, coups-bas, rabais des programmes,...
Voici l'écrit de Pierre Taribo, rédacteur en chef de l'Est Républicain, je l'ai bien aimé:
'Réfléchissez, faites votre choix'. Dans ce pays toujours imprévisible, la politique s'apparente souvent à un art baroque où tout est possible. Sauf que cette fois, on est au moins sûr d'une chose: les Français vont se déranger pour voter. Pas d'abstentionnisme pantouflard ou de rejet. Les citoyens se disent prêts à exprimer leur volonté. Le problème, c'est que beaucoup d'entre eux sont encore indécis. Cet embarras, plus marqué que les fois précédentes, appartient d'ailleurs aux grands impondérables du scrutin avec le vote des nouveaux inscrits. 'Et si je me trompais?'. Jusqu'au seuil de l'isoloir, beaucoup d'électeurs vont triturer leur jugement. Peut-être parce que la campagne leur laisse un goût d'inachevé. Plus sûrement parce que le marketing électoral et la loupe médiatique ont banalisée la vie politique. Au point que les candidats donnent tour à tour l'impression d'emprunter tel ou tel thème à l'adversaire. Derrière ce brouillage, on aperçoit une tendance générale à la dépolitisation. C'est la fin de la vie électorale à la papa. Jadis, on était de droite ou de gauche, gaulliste ou communiste. Or, ces dernières années, tout a changé. Sarcastique, l'électeur hésite, zappe, change d'avis.
Le paradoxe, c'est qu'il demande de plus en plus de démocratie participative et qu'en même temps, il se cherche jusqu'au dernier moment. D'ailleurs, s'il tarde à trancher, c'est parce qu'il sait que le fait de déposer un bulletin - ou un autre - dans l'urne ne lui donne pas l'assurance d'ouvrir en grand les portes de l'avenir.
Cette indécision d'une partie de l'électorat explique pourquoi rien n'est acquis ni exclu pour les principaux candidats.
Conclusion, les gris-gris des sondeurs qui ont tenté de faire le climat n'y ont rien changé: les hésitants rendent difficle le diagnostic avant le premier tour. Mais aujourd'hui l'essentiel n'est plus là. Il est de voter et de savoir clairement ce que nous voulons.
Voici l'écrit de Pierre Taribo, rédacteur en chef de l'Est Républicain, je l'ai bien aimé:
'Réfléchissez, faites votre choix'. Dans ce pays toujours imprévisible, la politique s'apparente souvent à un art baroque où tout est possible. Sauf que cette fois, on est au moins sûr d'une chose: les Français vont se déranger pour voter. Pas d'abstentionnisme pantouflard ou de rejet. Les citoyens se disent prêts à exprimer leur volonté. Le problème, c'est que beaucoup d'entre eux sont encore indécis. Cet embarras, plus marqué que les fois précédentes, appartient d'ailleurs aux grands impondérables du scrutin avec le vote des nouveaux inscrits. 'Et si je me trompais?'. Jusqu'au seuil de l'isoloir, beaucoup d'électeurs vont triturer leur jugement. Peut-être parce que la campagne leur laisse un goût d'inachevé. Plus sûrement parce que le marketing électoral et la loupe médiatique ont banalisée la vie politique. Au point que les candidats donnent tour à tour l'impression d'emprunter tel ou tel thème à l'adversaire. Derrière ce brouillage, on aperçoit une tendance générale à la dépolitisation. C'est la fin de la vie électorale à la papa. Jadis, on était de droite ou de gauche, gaulliste ou communiste. Or, ces dernières années, tout a changé. Sarcastique, l'électeur hésite, zappe, change d'avis.
Le paradoxe, c'est qu'il demande de plus en plus de démocratie participative et qu'en même temps, il se cherche jusqu'au dernier moment. D'ailleurs, s'il tarde à trancher, c'est parce qu'il sait que le fait de déposer un bulletin - ou un autre - dans l'urne ne lui donne pas l'assurance d'ouvrir en grand les portes de l'avenir.
Cette indécision d'une partie de l'électorat explique pourquoi rien n'est acquis ni exclu pour les principaux candidats.
Conclusion, les gris-gris des sondeurs qui ont tenté de faire le climat n'y ont rien changé: les hésitants rendent difficle le diagnostic avant le premier tour. Mais aujourd'hui l'essentiel n'est plus là. Il est de voter et de savoir clairement ce que nous voulons.
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