Le nerf de la grève
Comme si c'était génétique. Un surplus culturel ancré dans notre existence comme manger, boire, dormir ou partir en vacances.Mais finalement pourquoi pas? A quoi bon rejeter tout ça puisque ça pourrait bien nous être utile!
Et aussi il faut savoir que l'insurrection est un droit, d'ailleurs même un devoir comme la Constitution le stipule dans un certain article 35.
Marche ou crève non merci.
On baigne dans l'esprit gréviste depuis nos cours d'école. Souvenez-vous quand le matin, 8h30, vous êtes là mais la maitresse n'arrive pas. On vous rassemble et vous dit que c'est la grève, vous n'y comprenez rien mais qu'importe, la journée sera plus amusante.
Et puis vous grandissez, la SNCF est en grève, vous ratez vos cours au collège, vous êtes bien content la maison sera rien que pour vous.
Et là, ces grèves se multiplient. Et tout ça vous réveille, vous avez 15 ans pleine adolescence et rébellion boutonneuse. Vous êtes au lycée et ces grèves vous concernent et sécher un cours est trop tentant, casser la routine et marcher dans la rue.
Le véritable grand tournant, c'est l'université. Vous vivez la grève vous en êtes l'acteur principal mais au final, vous êtes manipulé --loin de moi l'idée de cracher sur la grève. Vous vous en rendrez bien compte plus tard...
Fraichement diplomé, vous vous installez et commencez à travailler. La grève vous oubliez préférant s'écraser de peur de se faire virer.
Arrive le moment où vous êtes bien installé dans la boite, les syndicalistes vous aiment bien mais vous n'êtes pas membre. La société est en crise et la France se lance dans un mouvement de protestation. Vous rejoignez vos collègues conscients qu'ils ont besoin de vous, comme toute la France. Vous vous impliquez à tel point que, pour rassembler un maximum de personne, vous vous engagez aupres du syndicat, et allez rallier la jeunesse dans les universités (rappelez vous votre jeunesse), ils trouveront bien un point à contester! Tout le monde est dans la rue. Ainsi va la grève. C'est à cette époque que vous avez des échos de vos anciens amis, devenus commerciaux avec des relations au Japon, qui doivent prendre l'avion manque de bol jour de grève d'Air France. Ils ralent, et vous n'essayez meme plus de leur expliquer ce que vous leur disiez dans votre jeunesse: "il faut retourner le problème, et en trouver la source... et surtout pas penser 'mon train n'est pas là jvais me faire engueuler'". Tout celà n'est pas grave, la prochaine bière vous fera tout oublier.
Mais finalement, vous serez encore touché par les grèves, à la retraite, elles vous empecheront de pouvoir bénéficier de certaines choses. Au fond de vous, vous comprendrez toujours, car vous tenez cette sagesse, "la fin justifie les moyens", et en France, la grève est le moyen de référence. Vous vous rendrez meme compte que parfois, vous irez toujours dans la rue pour faire valoir vos droits de retraités.
Dans la vie d'un Français, la grève est omniprésente, du début à la fin. Mais dans toute existence de pouvoir, le contre-pouvoir se doit d'être. Sans ça, le pays pourrait partir à la dérive, et qui sait si nous serions capable de le rattraper avant la fin...
Une pensée pour l'Islande qui va mal...
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